Dimanche 12 février 2006 7 12 /02 /2006 00:00

Comment ça roule mec ?
Ca fait un bout de temps qu'on a pas eu l'occasion de se parler. En fait, je crois qu'on ne s'est jamais serieusement parlé...
Je pourrais te dire que tu me manques mais j'ai peur que ça paraisse deplacé dans ma bouche. Y'a pas mal de choses qui me sont arrivées ces trois derniéres années, en bien comme en mal... J'voudrais juste que tu saches que pas une putain de semaine ne s'est ecoulée sans que je pense a toi. J'suis sur de ne pas etre le seul. J'etais le premier a dire a tout le monde " La vie continue, les gars " alors qu'en vérité, je n'avais qu'une envie: Hurler jusqu'a ce que mes poumons implosent. Aujourd'hui encore, quand je passe devant chez toi, j'evite de regarder la fenetre de ta chambre: j'en souffre toujours.
Je me suis marié, tu sais... J'voulais laisser une place vide juste pour montrer aux gens que je pense toujours a toi et puis aprés tout, je me suis dis que ça ne regardait que nous deux ...
Je revois ces deux gosses qui sortaient du cinema, en imitant les prises de karaté vues sur grand ecran et en riant bruyamment au grand dam des passants... J'aurais du te dire a l'époque a quel point j'appreciais ces moments... J'suis désolé...On savait tous que quelque chose n'allait pas mais on etait tous trop egoistes ou trop fiers pour se parler serieusement... Putain de mentalité de quartier.
Tu n'imagines pas le nombre de fils de putes qui se disaient tes amis et qui n'ont pas pris la peine d'aller a ton enterrement ... Que ces chiens aillent tous crever.
Je revois ton frére au quartier de temps en temps. J'peux pas m'empecher aussitot de penser a toi...mais pas forcement de façon triste: j'me souviens de toutes ces soirées ou tu surgissais au Mur completement defoncé pour nous mettre des barres de rire. Mais nous ne riions jamais avec mépris ou de façon mechante: Nous etions aussi paumés que toi et peut-etre trop cons pour comprendre que tu cachais un malaise profond.
Je ne suis pas triste quand je pense a toi...Je suis juste nostalgique, j'aurais juste voulu te dire a quel point je t'aimais.
Ne t'inquietes pas: je t'aime toujours.

Ton pote l'ours.



Par Nuk - Publié dans : nukstrike
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