Mercredi 16 novembre 2005
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2 exposés la semaine prochaine.
1 exposé a rendre par ecrit.
1 commentaire composé.
1 dossier sur le sujet loufoque et prometteur en préjugés " banlieues et religion "
1 dossier a rendre en prépro.
Le tout a faire en trois semaines avec enchainement immediat sur les partiels.
Quand je me suis reinscrit a la fac l'année derniére, c'est n'etait pas seulement dans l'espoir de devenir prof un jour mais aussi pour savoir jusqu'ou je pouvais aller. Et bien, je le sais maintenant: Je crois que j'ai atteint mes limites. J'ai accumulé trop de lacunes pour pouvoir aller plus loin... Ca ne signifie pas que je vais abandonner la fac stupidement une nouvelle fois mais que, pour la premiére fois de ma vie, j'ai l'impression d'etre completement dépassé...Je suis completement a la traine dans mon groupe, j'ai beau reviser mes maths pendant des heures, impossible d'accrocher la moyenne; en français je ne comprends rien a la grammaire et a la conjugaison malgré mes efforts; en histoire je me demerde toujours pour rendre des copies hors-sujet...Val me dit que le fait de travailler en paralléle des etudes ne me favorise pas. C'est sans doute vrai mais je pense qu'il y a des causes plus profondes. Je n'ai jamais été quelqu'un de trés " scolaire " au sens strict du terme; il y a un gouffre culturel entre les autres etudiants et moi que je n'arrive pas a compenser. C'est seulement aujourd'hui que je ressens le poids du retard que j'ai accumulé quand je trainais au quartier...Les autres ne chomaient pas pendant ce temps...Ils n'ont pas triplé leur seconde, ils n'ont abandonné la fac sans raisons valables et plus important, ils ont une véritable methodologie du travail...Je n'ai jamais révisé de toute ma vie, jusqu'a l'année derniére: Ca m'a valu souvent de sacrées déconvenues.
Je vais essayer d'aller quand même jusqu'au bout mais je ne me leurre pas: Je ne vois pas comment je pourrais faire partie des 20% qui reussisent le plp 2 alors que je ne suis même pas capable, en dépit de mes efforts, de faire partie des 80% de tête en licence.
Froid réalisme sans doute mais aprés tout, tant mieux pour l'éducation nationale, j'ai toujours sincerement pensé que le fait que je devienne prof un jour serait la preuve eclatante de l'echec de son systéme.Je n'ai pas voulu devenir prof par vocation ou humanisme exacerbé: ma seule envie tenait au rapport salaire/temps de travail... J'ai cru pouvoir l'être pendant quelque temps mais aujourd'hui le seul rêve que j'ai fait s'écroule...Un rêve pathétique sans doute mais qui representait pas mal de choses pour moi
Je suis surtout deçu pour ma nout'. Je sais qu'elle comptait sur moi...Quant a moi, j'éspere juste pouvoir relire cet article en juin prochain en eprouvant un sentiment de honte.
Mais toujours avec ce putain de malaise dans ma tête.