Mercredi 14 février 2007
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" Ha bon sang regardez comme je suis tristeuuuuuuuuuuuhhhhh "
Pire qu'une grippe qui vous cloue au lit une bonne semaine ou qu'un " beau-pére " qui achéve avec une derniére pierre eblouissante le monument de connerie qu'est son existence ( je sais que tu viens sur ce blog, étron ), Marion Cotillard vient faire son show sur les plateaux.
Aprés vision involontaire de la bande-annonce ( passée environ 700 fois a la télévision ces 15 derniers jours ) , force est de constater que la Marion distille avec subtilité toute une palette d'émotions.
- Le desespoir: Je cours, je tombe au sol et je crie.
- L'ivresse: Je penche la tete et je fais des gros yeux.
- La tristesse: Je penche la tete en avant et je la secoue de gauche a droite en pleurant.
Bref, 1mn20 estampillée Actor's studio dont le cabotinage foutrait la honte a Nicolas Cage. J'imagine dejà la presse se branler sur la performance de l'ex-actrice de Taxi ( tu croyais qu'on avait oublié pétasse ? ), se basant sur une simple ressemblance physique obtenue a l'aide d'un rasage des sourcils et d'une perruque. Toujours le syndrome des Oscars: un acteur est desormais beaucoup plus jugé sur ses transformations physiques que sur son jeu. Cotillard n'a rien fait pour nuancer tout ça en nous jouant sur les plateaux le sempiternel
" J'etais tellement dans le role qu'a la fin du tournage, je ne savais plus qui j'étais "
J'éspére que t'as pas essayé d'appeller Marcel Cerdan sur ton portable. Un conseil, pour obtenir un jeu tout en finesse, appelle mon pote Steven.
La colére
La joie
La tristesse
La douleur
Le bonheur