Lundi 10 avril 2006 1 10 04 2006 00:00
 En fait, elle jouait la timide, sans vouloir être insistant…
 Une comédienne insipide, ainsi s’envole son innocence !
 Et si, dans ce cas tu te reconnais ? Et si dans mes bras tu te recueillais ?
 Est-ce qu’être un objet maléfique est ton but ?
 Y-a-t-il des projets magnifiques en tant que pute ?
 Je sais pertinemment que ces filles mentent, j’écris donc sur des feuilles mortes,
 et depuis le temps qu’on se fréquente,
 nos vies ne sont régies que par des courbes sécantes !
 Je suis lycée, tu es amiante. Je suis vissé, tu es anéantie.
 J’suis officier, tu es sergente. Je suis fiché, tu es pervenche !

Liaisons, cigarettes et kleenexs humides, tu te vides de tes larmes et c’est ludique ,
cesse la comédie , tes cosmétiques se mélangent comme de l’encre et c’est stupide.
Un glaçon dans un verre se liquéfie , à l’abri des regards je tise et cogite,
c’est pire quand je pense que je reste immobile.
Sentiment d’éphémère ! J’ai gentiment laissé faire.
Maintenant j’ai le visage livide qui transpire, qui glisse, qui pend sur la table,
une cicatrice sur laquelle je m’attarde.

Je pense à ce que je fais quand je m’enfuis…
Suis-je stupide ou simplement impassible ?

 
La première fois où je t’ai vu pleurer, je n’y ai pas cru parce que tu mentais…
Alors, j’ai dis c’qu’il fallait dire, que j’allais te suivre, investir, intrépide, imbécile…
Alors que je mentais ! La gloire, le taf, le hard, le PAF…
Il faut choisir ses objectifs. Des étoiles sous tes protège-slips ?
Faire de tes loisirs un contexte professionnel ou intempestif ?

Entretenir une relation, c’est très difficile quand la tentation
est omniprésente et sans appel.
Sans être polygame,  j’y pense tout le temps.
Restons polis les dames se délectent de moi comme d’un kleenex
mais je sais qu’au fond d’elles , c’est la canicule, en chacune d’elle ,
elles rêvent de stars superficielles, collectionnent les posters de pop stars ;
cholestérol et corps gras,cosmétiques, rouges à lèvres et talons juste pour l’aiguille !

Je pense à ce que je fais quand je m’enfuis…
Suis-je stupide ou simplement impassible ?

 
Tes plaintes indicatives de maintes candidatures « enceinte »,
en filature, c’est triste mais si mature !
On trinque, on file ensemble, mon zinc m’a r’filé l’plan,
Je sais que j’n’ai plus l’temps…Je vais sans aucun gant !
Et j’t’invite, n’insinuant rien, te signalant un signe zodiacal faux,
Compatible au tien…Oh ma caille, il faut !

Ouvre les yeux, je me fous de l’état dans lequel je suis , je trouve de l’espoir
dans cette étincelle , je suis l’index et toi la détente.
Quand le coup part, tu me défigures dans un accident de verre brisé, de verre pilé.
Des airs de déjà-vu se manifestent et je sais que tu me mens c’est ça l’ivresse.
Cartésienne car tes yeux me parlent et ça me blesse, arlésienne,
Ma vie est un puzzle, tu es la pièce manquante.
Te sens-tu un peu seule ? Superbe est la sieste ensemble.

Je pense à ce que je fais quand je m’enfuis…
Suis-je stupide ou simplement impassible ?

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Lundi 3 avril 2006 1 03 04 2006 00:00
" Dam n'eut pas la moindre reaction. Au contraire de ce à quoi s'attendait Belzéou, une tranquillité inexplicable envahit sa conscience, un sourire presque abstrait dessinait la paix qu'il n'avait jamais ressentie, une paix qu'il avait toujours recherchée dans ce que l'argent peut donner, car, en réalité , il n'avit pas compris les choses les plus evidentes de la vie. Et qu'est ce qui est normal dans cette vie ? La paix qui est une chose pour les uns et une autre pour les autres ? La paix que tous recherchent sans même savoir l'identifier dans toute sa plénitude ? Qu'est ce que la paix ? Qu'est ce qui est réellement bon dans cette vie ? Il avait toujours eu des doutes sur ces points.
Mais personne ne peut dire qu'il n'y a jamais eu de paix dans une biére bue au troquet du Bonfim, dans le tambourin joué aux repetitions des écoles de samba, dans le rire de Bérénice, dans le joint avec les amis et les parties de foot le samedi aprés-midi. Peut-etre était-il allé trés loin pour chercher quelque chose qui avait toujours été a ses cotés... Mais peut-il y avoir réellement une paix pour qui vivre a toujours signifié se debattre dans le gouffre de la misére ? Il avait cherché quelque chose qui était si proche, si proche et si bon, mais la peur que le brouillard devienne tout a coup tempête l'avait rendu comme ça: aveugle a la tranquillité qui maintenant allait être définitive.
Peut-etre la paix était-elle dans le vol des oiseaux, dans l'observation de la délicatesse des tournesols qui se courbent dans les jardins, dans les toupies qui tournent par terre, dans les tours et retours du bras du fleuve, dans la douce fraicheur de l'automne et dans le vent en forme de brise.
Pourtant, tout pourrait toujours s'agiter d'une façon floue, rivaliser avec lui, et passer devant le canon de son revolver. Mais quelqu'un peut-il voir le beau avec des yeux obtus, faute de presque tout ce dont l'homme a besoin ? Peut-etre n'avait-il rien cherché, peut-etre n'avait-il pas pensé a chercher, il devait juste vivre cette vie qu'il avait vécue sans la moindre raison qui le conduise à une attitude parnassienne dans cet univers écrit en lignes si vagabondes.
Il se coucha lentement, sans sentir les mouvements qu'il faisait, il avait la certitude qu'il ne sentirait pas la violence des balles. Il était dejà une photographie jaunie par le temps avec ce sourire figé, cette attente de la mort serait réellement un repos pour celui qui s'était vu obligé a faire, de la paix des choses, une déclaration de guerre systématique. Ce silence face aux questions de Belzeou et à l'expression de joie mélancolique qui perdura dans le cercueil "

Paulo Lins La cité de Dieu
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 03 2006 00:00

Mon statut de branleur asocial m'a longtemps permis d'assumer des passions qui feraient honte a environ 98% de la population ... Enfermé dans mon petit milieu social champagnard, j'ai pu developper des centres d'interet que certains, en etant gentils, pourraient qualifier de "beaufs".
7 ans aprés avoir quitté ma petite tess, j'essaie toujours d'assumer ces passions avec une certaine mauvaise foi et des formules lapidaires comme " Jackie Chan est un génie ", " Les jeux vidéos ne sont pas faits que pour les ados " ou " TTC ça defonce "
Il y a pourtant un centre d'interet dont je n'ose parler a personne, qui me fait rougir dés qu'il est evoqué, me confronte a la face la plus obscure de mon âme et me prive de la dignité du statut d'etre humain ( un peu comme Jay face a un preservatif ) 

Je suis un fan de catch.
Et ca me fait mal au ventre tous les soirs. Le moment le plus humiliant de ma vie est ce jour ou Val a revélé cette passion interdite a Eddy et Angel ... L'espace de quelques instants, j'ai voulu mourir et disparaitre de la surface de cette planéte sans laisser de traces.Aujourd'hui, je commence une thérapie qui passe par cette explication: Le catch est l'equivalent masculin des Feux de l'amour, où Jack Abott et Victor Newman regleraient leurs differents a grands coups de chaises dans la gueule dans une cage en fer.

Oui, je sais, c'est horrible, moi aussi, j'ai mis du temps a m'y faire. Le catch c'est quand meme ça :
Des tenues sobres et de bon aloi.


Des acteurs au jeu subtil ( Ici, Randy Orton a peur )


Des esprits sains dans des corps sains

A suivre ...

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Vendredi 24 mars 2006 5 24 03 2006 00:00

Je marche souvent de nuit en capuche et même sans pluie le dos vouté, les yeux baissés pour mieux regarder mon moral.
Visionne des films où les filles font toutes du sexe anal.
L'image de ces pénis défonçant leur fondement me rappelle que si je dois placer les femmes sur un piédestal,
c'est pour mieux les pousser, qu'elles tombent et se fassent mal.

Quand j'y pense notre histoire était triste comme un atome.
Ne compte pas sur moi pour reconnaître ton corps à la morgue.
Je dois parler à ma main droite prestamment,
j'aimerais qu'elle devienne la mère de mes futurs non-enfants.

Ma vie est dispersée en morceaux tel les pièces d'un puzzle que j'n'ai pas envie de réunir de peur de me rendre compte qu'il représente une nature morte.
Si je n'peux percer les coeurs, je perce mon aorte.

Je m'donne l'air d'être revenu de tout pour mieux masquer le fait de n'avoir jamais réussit à aller nulle part .

La fumée d'un cigare, un maigre rempart contre moi et le reste des gens.
Dieu sait à quel point je ne les aime pas!
Dieu sait aussi que je ne crois pas en lui pas plus qu'en moi, mais contrairement à lui, pour faire le bien, on n'me prie pas.

Si les cercueils existent c'est que tu peux toujours crever,
tu l'comprends quand l'hélico ne vient pas te rechercher.

Je déteste la manière dont marche le monde, il s'arrange toujours pour écraser des centaines de milliers de gens.
Tant pis pour eux, cela me gène juste lorsque je suis dedans.

Le matin obligé de prendre deux petit-déjeuners,
puisque la nervosité me fait toujours vomir le premier.
C'est vrai qu'en fait je n'suis vraiment pas bien gros, j'ai donc besoin d'une corde supportant soixante kilos.

Dans les films les types comme moi finissent par recroiser la fille qu'ils aiment un soir de pluie au coin d'une rue, les spectateurs sont contents, l'amour n'a pas perdu , la preuve nos héros s'embrassent, coupé! Générique.
Dans la vie les types comme moi se soûlent au pack de bière, se foutent de tout, se tranchent les veines, partent en civière.
J'espère vendre pleins d'disques, que mon label gagne plein d'argent ,
comme ça peut-être me lâcheront-ils un ticket restaurant.

A bac+5 je m'ferais sûrement 5000€ par mois en n'dormant plus et cumulant 35 stages à la fois.
Souvent je m'dis que ma retraite est comme la femme de ma vie, je risque d'être mort avant de la toucher.
Je suis voué à mourir lentement comme l'industrie du disque.
Mais j'n'ai pas à regretter de n'pas avoir pris assez de risques. Il y a des gens qui attendent de moi des choses extraordinaires
mais désolé je n'ai pas envie de mettre un frein à la misère!
Ca bouleverserait l'économie elle est tellement fragile!
Si je te dis que j'ai un cancer tu me laisseras tranquille?

Finalement la pluie a été inventé pour que les types comme moi marchent dessous en se disant : "allez c'est décidé, demain je trouve un arbre isolé et je le fais" et ils pensaient que ce que je disait n'était qu'un concept, super!
Mais je risque d'en user jusqu'à la corde!

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Lundi 13 mars 2006 1 13 03 2006 00:00
Je voulais faire un article structuré et intelligent sur le CPE et le blocage des universités mais, en y reflechissant, je préfére m'exprimer franchement:
Tu m'emmerdes, connard d'etudiant aux indignations selectives de mes couilles. Arrete de te decouvrir une vocation subite d'humaniste alors que tu es capable de marcher sur la gueule des autres pendant le reste de l'année afin d'obtenir ton semestre. Je t'ai vu te lever et courir vers le bureau de la prof afin de choisir ton exposé avant les autres. J'etais au fond de la classe et je t'observais, un peu peiné. Je me demandais a qui t'allais faire croire, aprés ça, que t'etais quelqu'un d'intégre et de subversif.
J'ai vu ta conception de la democratie: un type qui compte maladroitement avec son index les mains levées pendant un vote dans un amphi bondé. Ca te derange pas, connard d'etudiant ? T'imagines la même chose pendant les elections presidentielles: " Bon les gars, vous descendez dans la rue et vous levez la main dés que vous entendez le nom de votre candidat préféré. Des helicoptéres comptabiliseront les votes "?
Tu me diras, avec un mode de vote pareil, t'aurais presque eu des raisons légitimes d'aller dans la rue cette fois, contrairement en 2002 ou tu venais t'offrir des souvenirs folkloriques pour tes jours futurs d'electeur de droite, dans des manifs anti-Le Pen qui sentaient " l'anti-racisme bon enfant dans l'euphorie des jours de fete ".
Ne t'inquietes pas, étudiant, tu ne m'empecheras pas de dormir: Une autre personne s'en charge pour toi... Dans le fond, nous sommes semblables...Nous sommes tous les deux des enculés qui tentent avec ou plus ou moins de succés de s'assumer.


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Dimanche 5 mars 2006 7 05 03 2006 00:00

Nervous Breakdown.
Coup de savate dans la gueule d'un etudiant.
Le malaise vient d'exploser.
Yeux plissés.
Perceuse.
Temoins de Jehovah.
Une boule dans le ventre.
L'impression d'etre pendu par les pieds.
Re-perceuse.
Elle, elle et encore elle.
Stries ecarlates.
Retour de l'aimant.
Ni souffle, ni lien.
Je veux le paradis mais je ne veux pas mourir.
Le malaise vient d'exploser.


Ceci est le début de la fin.



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Mercredi 1 mars 2006 3 01 03 2006 00:00
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Dimanche 12 février 2006 7 12 02 2006 00:00

Comment ça roule mec ?
Ca fait un bout de temps qu'on a pas eu l'occasion de se parler. En fait, je crois qu'on ne s'est jamais serieusement parlé...
Je pourrais te dire que tu me manques mais j'ai peur que ça paraisse deplacé dans ma bouche. Y'a pas mal de choses qui me sont arrivées ces trois derniéres années, en bien comme en mal... J'voudrais juste que tu saches que pas une putain de semaine ne s'est ecoulée sans que je pense a toi. J'suis sur de ne pas etre le seul. J'etais le premier a dire a tout le monde " La vie continue, les gars " alors qu'en vérité, je n'avais qu'une envie: Hurler jusqu'a ce que mes poumons implosent. Aujourd'hui encore, quand je passe devant chez toi, j'evite de regarder la fenetre de ta chambre: j'en souffre toujours.
Je me suis marié, tu sais... J'voulais laisser une place vide juste pour montrer aux gens que je pense toujours a toi et puis aprés tout, je me suis dis que ça ne regardait que nous deux ...
Je revois ces deux gosses qui sortaient du cinema, en imitant les prises de karaté vues sur grand ecran et en riant bruyamment au grand dam des passants... J'aurais du te dire a l'époque a quel point j'appreciais ces moments... J'suis désolé...On savait tous que quelque chose n'allait pas mais on etait tous trop egoistes ou trop fiers pour se parler serieusement... Putain de mentalité de quartier.
Tu n'imagines pas le nombre de fils de putes qui se disaient tes amis et qui n'ont pas pris la peine d'aller a ton enterrement ... Que ces chiens aillent tous crever.
Je revois ton frére au quartier de temps en temps. J'peux pas m'empecher aussitot de penser a toi...mais pas forcement de façon triste: j'me souviens de toutes ces soirées ou tu surgissais au Mur completement defoncé pour nous mettre des barres de rire. Mais nous ne riions jamais avec mépris ou de façon mechante: Nous etions aussi paumés que toi et peut-etre trop cons pour comprendre que tu cachais un malaise profond.
Je ne suis pas triste quand je pense a toi...Je suis juste nostalgique, j'aurais juste voulu te dire a quel point je t'aimais.
Ne t'inquietes pas: je t'aime toujours.

Ton pote l'ours.



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Lundi 6 février 2006 1 06 02 2006 00:00
Suite aux menaces reçues de la part du puissant consortium " A-T ", je reviens sur mon article precedent en vous disant qu'en fait Tryo c'est super.
( Voilà, t'es contente hein ?! )


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Mardi 31 janvier 2006 2 31 01 2006 00:00

La terre sombre. Les oiseaux se meurent. Les enfants pleurent. Les sexes des hommes retrecissent.
Mais rassure-toi, jeune ephébe, les justiciers au djembé et aux locks veillent sur ta securité.

Tryo c'est avant tout des chansons qui denoncent et font trembler les Grands.

Merci France Télécom,
d'avoir pu permettre à nos hommes,
D'ajouter aux bruits de la ville et des klaxons,
La douce sonnerie du téléphone

Le groupe est ainsi l'heritier d'une tradition orale allant de Malcolm X a Daniel Balavoine en passant par Public Enemy. Notons que cette denonciation a provoqué la demission de Thierry Breton de la présidence de France Telecom.Pas d'incidence pour Tryo : les membres du groupe se voient communiquer les dates et lieux de concert par pigeon voyageur.


Cette critique féroce de la société de consommation n'empeche pas une reflexion plus profonde sur notre existence.

Comme les journées sont longues {x6}
Pié pié pié pié......

Tryo c'est aussi une ethique: l'argent est un mal qui corrompt le coeur des hommes et des etudiants assez cons pour ne pas garder 35 euro en poche ( prix du dernier concert de Tryo a Lille ).

Je fais attention à pas devenir trop riche
J'veux pas qu'on m'aime pour ma carte de crédiche !
Paribas, France Télécom c'est pas pour moi
L'escalade au pognon n'est pas dans l'monde pour lequel j'me bats

Notez la rime riche/crédiche, elle-même trés riche et la fixation apparente sur France Telecom qui semble avoir envoyé un facture un peu trop salée a un des membres du groupe. Le groupe travaillerait-il en sous-marin pour Cegetel ou 9telecom ? Impossible d'y répondre, dans un souci d'economie d'energie et d'electricité, Tryo ne se sert que du minitel.

Tryo c'est aussi la puissance de l'allégorie, le choc des images evoquées de maniére tout a fait personnelle. Ici la Mer.

Tu l'entends !
Elle monte, elle déscend
Elle change d'humeur avec le vent


Un passage qui s'apparente a une veritable prise de risques. Sans l'evocation finale du vent, nous aurions pu, en effet, penser a une bite. Les textes de Tryo ne sont pas exempts de second degré.

Tryo c'est egalement la continuité de l'oeuvre Classique Francaise. Le passage suivant reprend a la fois le meilleur de Moliére et de La Fontaine.

Ça y est c'est fait
J'ai un vrai copain
Il s'appelle Tobby, c'est mon ami et c'est un chien
Pour lui aussi j'ai mis le prix
Cinq mille ( 
on peut chopper pas mal de places de concert a ce prix ) plus les vaccins
Il n'en a pas conscience et c'est pour ça qu'j'l'aime bien
Bien qu'ce soit pas une science il est très doué pour les calins
Et quand on y pense, c'est une valeur du genre humain
Etre aimé, pour autre chose que des billets
Il m'a fallu un chien pour comprendre que ça existait

Sottise du genre humain. Desarroi d'humaniste devant la déchéance des siens: Le coeur de Tryo saigne. Le membre de Tryo, les larmes au bord de ses grands yeux aux sourcils d'oursin, prend sa plume et etale sa fougue dans une riche fable ponctuée d'une morale pertinente.

Pour terminer, j'ai decidé d'ecrire plusieurs textes et de les envoyer au groupe.

merci ED et tes bas prix 
de maintenir les consciences avachies
1 euro le pain, 3 euro le cake
Si je peux me permettre
qu'ils aillent se faire mettre.
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L'autre jour je me rendais au cimetiére
J'ai dit bonjour au pére Robert
La tete coupée, les os de travers
Il m'a dit " c'est pas beau la guerre "

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La mer qui coule et qui s'egoutte
Hausse la tete, prends une gorgée
ne me dis pas que ça te degoute
T'as bien sucé le fils du pompier

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